Les créations de MAMANI prennent racine dans des traditions, des récits et des pratiques populaires d'Amérique latine. Cette page rassemble quelques repères pour mieux comprendre les imaginaires qui nourrissent notre travail.

EL CARNAVAL DE ORURO
Le Carnaval d'Oruro, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, est l'une des plus importantes célébrations de Bolivie. Pendant plusieurs jours, des dizaines de milliers de danseurs traversent la ville en procession jusqu'au sanctuaire de la Vierge du Socavón, dans un geste de dévotion où danse, musique et spiritualité sont indissociables.
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Cette célébration est le fruit d'un syncrétisme entre les croyances andines précolombiennes et le catholicisme introduit pendant la colonisation espagnole. Derrière la figure de la Vierge persistent des liens profonds avec la Pachamama. Cette coexistence de plusieurs systèmes de croyances constitue l'un des fondements de l'univers développé par MAMANI.

LA DIABLADA
La Diablada est l'une des danses emblématiques du Carnaval d'Oruro. Derrière ses costumes spectaculaires et ses masques richement décorés se cache un dialogue entre plusieurs imaginaires : les récits catholiques du combat entre le bien et le mal se mêlent aux croyances andines autour d'El Tío, divinité protectrice des profondeurs de la mine.
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Dans les galeries, les mineurs déposent encore aujourd'hui des offrandes à El Tío afin de demander sa protection. Cette relation ambiguë entre peur, respect et dévotion nourrit directement l'univers de SUPAY, où le masque devient le symbole d'une présence invisible qui accompagne les êtres humains.

LOS CAPORALES
Créée à la fin des années 1960 en Bolivie, la danse des Caporales est inspirée de la Saya afro-bolivienne et de la figure du caporal, personnage emblématique des plantations coloniales. Création folklorique contemporaine, elle puise également dans d'autres traditions boliviennes, comme le Tundiqui, avant de devenir l'une des expressions les plus populaires du folklore bolivien, portée aujourd'hui par des centaines de fraternités à travers le monde.
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Huaskar Alcón danse au sein de la Fraternidad Caporales San Simón La Paz – Filial Francia, participant régulièrement aux fêtes et carnavals en France comme en Bolivie. Cette pratique nourrit sa réflexion sur les liens entre tradition, transmission et création contemporaine.

LAS MINAS
Depuis plusieurs siècles, les mines occupent une place centrale dans l'histoire de la Bolivie. Avec la découverte du Cerro Rico de Potosí au XVIᵉ siècle, elles deviennent l'un des principaux centres d'extraction d'argent au monde, contribuant à transformer durablement les échanges commerciaux entre l'Europe, les Amériques et l'Asie. Au-delà de leur importance économique, les mines demeurent des lieux de travail, de mémoire et de spiritualité.
Les mineurs y entretiennent une relation particulière avec les forces invisibles qui habitent les profondeurs de la terre, donnant naissance à de nombreux rituels de protection et de gratitude.
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Cet univers constitue le point de départ de la création SUPAY, qui s'intéresse moins à la mine comme lieu physique qu'aux croyances, aux récits et aux symboles qui l'entourent.